La LADDH dénonce «un crime de guerre» à Ghaza

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) a fait part, hier, de ses profondes inquiétudes au lendemain de l’agression meurtrière israélienne sur Ghaza.

Un massacre lors duquel les soldats de l’occupant israélien ont tué à balles réelles 61 morts et causé quelque 2400 blessés lorsque des Palestiniens manifestaient pacifiquement contre le transfert de l’ambassade Américaine à El-Qods occupée depuis lundi. Houari Kaddour, président de la LADDH, déploré l’échec des Nations unies et du Conseil de sécurité à mettre un terme à la violation israélienne manifeste du droit humain international.

Les États-Unis, après leurs décision de reconnaître la ville d’El-Qods capitale d’Israël, ne sont plus en mesure de parrainer le processus de paix dans la région car devenus complices avec l’entité sioniste dans ses responsabilités de l’extermination d’un peuple désarmé, dénonce la LADDH.

Encore plus grave, les Américains sont devenus la source de l’aggravation du conflit en assurant une protection à l’occupant, devant répondre de ses actes, en usant de son droit de véto, la consécration de la loi du plus fort va complètement à l’encontre de la charte des Nations unies et les principes de paix et de sécurité internationaux qui sont là l’objectif de cette institution internationale.

Face à la gravité de la situation à Ghaza, la LADDH appelle la communauté internationale à agir promptement pour arrêter ces crimes, rappelant aux membres signataires du 4e protocole de Genève, «leurs engagements tenus de poursuivre les coupables d’infractions prévues dans ce protocole.

La LADDH souligne que ces dépassements constituent des crimes de guerre conformément à l’article 147 du 4e protocole de Genève portant garantie de droit à la protection aux civils palestiniens dans les territoires occupés.

La LADDH condamne également l’immobilisme de la communauté internationale quant à défendre les civils palestiniens et leurs droits élémentaires bafoués quotidiennement par un régime d’occupation militaire qui se prolonge continuellement.

Le 14 mai 2018 marque la 70e commémoration de la Nakba, une date référence dans la mémoire arabe sur l’exode de la population palestinienne de sa terre suite à la guerre israélo-arabe de 1948.

La Nakba est le crime du siècle: Commémoration de Nakba… 70 ans de pillages et de tuerie en l’absence de toute condamnation internationale.

Le peuple palestinien a été déplacé de sa terre. Sur les ruines des villes et villages antiques détruits se sont érigées des colonies du sionisme scénique en expansion alors que de plus en plus de Palestiniens sont pourchassés de leur terre et maisons engendrant ainsi de nouvelles Nakbas.

 

Auteur : LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

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