L’Algérie et l’union européenne : l’éventuel partenariat et son impact sur la sécurité nationale.

La ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme suit avec une forte attention et avec anxiété les risques résultant des conventions et des traités non équilibrés entre l’Union Européenne et l’Algérie, et l’ensemble des problèmes économiques, commerciaux et sociaux qui en résultent, ce dossier a créée la polémique chez la société civile et dans le sphère politique et médiatique de l’Algérie, compte tenu du manque de l’Algérie d’un taux important de son tissu industriel, et que ces conventions et traités touchent les grandes alternatives de la politique extérieure et économique ainsi que les grands intérêts du pays.

Dans ce sens, la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme essaie de s’approfondir à quelques vérités non révélées, tels que  les plus grandes erreurs de la politique de l’Union Européenne au détriment de la cote sud de la Méditerranée, l’échec de se prononcer sur l’avenir du Barcelone ainsi que les engagements européens et occidentaux qui l’accompagnent à résoudre la cause palestinienne, de créer un partenariat politique, économique et sécuritaire équilibré et bénéfique aux pays des deux rives de la méditerranée, cependant, l’occident a veillé sur l’assurance continuelle de ses intérêts économiques.

  • L’intervention de l’union européenne aux affaires internes des pays a déstabilisé la sécurité de la zone à titre d’exemple sans s’y limiter, la Libye, la Syrie, ce qui déstabilise la rive Sud de la de la méditerranée outre la croissance du terrorisme et les conflits sanglants dans lesdits pays que l’attitude occidentale a nourris et exacerbés.
  • On poursuit à ignorer la crise humaine que connait la méditerranée qui devient un cimetière des immigrés par les bateaux de la mort face à des décisions injustes par le rétrécissement de l’émigration légale et la politique suivie par l’Europe.
  • Le laisser aller des partis extrémistes xénophobes aux pays européens sous la croissance de l’islamophobie en Europe qui réclame le départ des musulmans qui représenteraient une menace sur la sécurité et la sureté des citoyens européens.
  • L’accord de partenariat conclu entre l’union européenne et le Maroc sur l’exploitation des ressources naturelles et dans le secteur de la pêche à la zone du Sahara Occidental contredit de nombreuses clauses de la loi internationale, notamment le non respect de l’union européenne du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
  • Outre l’union européenne n’a pas tenu à sa promesse envers l’Algérie à l’aider à adhérer à l’Organisation Mondiale de Commerce aux termes de la convention de partenariat conclu entre les deux parties l’an 2005, au contraire l’union Européenne était l’une des entraves.

Dans ce contexte, la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme affirme que le partenariat avec l’union Européenne ne répond pas aux intérêts du peuple algérien compte tenu de plusieurs causes dont :

–        Le dédouanement puisque l’Algérie perd plus d’un million de dollars chaque année, il ne devient plus bénéfique pour l’Algérie, suivant la direction générale de la douane algérienne, cet accord a engendré un déficit de plus de 700 milliards Da des revenus douaniers algériens depuis son application l’an 2005 jusqu’au 2015.

Suivant l’avis des économistes, ce partenariat  et après 13 ans de son activation n’est pas équilibré et bénéfique aux deux partenaires, du fait que l’Algérie a importé de l’union européenne plus de 250 milliards de dollars alors qu’elle a exporté à l’union européenne juste 11 milliards dollars hors hydrocarbures.

Il est à signaler que les exportations algériennes vers UNION EUROPÉENNE se réduisent principalement aux hydrocarbures par un taux de 97.15 % de la totalité des exportations, quant aux exportations hors hydrocarbures elles restent imperceptibles avec un taux de 2.85% y compris les exportations des secteurs industriel et agricole.

  • Plus de 45000 entreprises PME ont dû fermer faute à cause de l’incapacité de concurrence ainsi que la récession des produits locaux, l’Algérie est devenue un marché de consommation des produits européens qui représentent la part du lion sur le marché algérien, aussi le tissu de production algérienne aux secteurs industriels est menacé par la disparition sous l’effet des politiques d’ouverture aléatoires.
  • Le taux de chômage en Algérie a connu une hausse manifeste chez les jeunes universitaires jusqu’ atteindre 28 %, ce qui représente plus que le double des taux de chômage enregistrés de par le monde dont la moyenne est 10 % suite à la fermeture de plus de 45000 entreprises PME.
  • L’Algérie est classée 10 dixième des pays dont les citoyens tentent d’émigrer clandestinement vers l’Europe, en effet chaque année plus 10 000 algériens fuient illégalement leur pays.
  • Un financement douteux par l’UNION EUROPÉENNE des pseudo « associations nationales » non agréées et des organisation syndicales, des section d’associations internationales sans avoir une autorisation préalable par les autorités algériennes ou même par passer par les banques algériennes, elles sont hors control et examen, ce qui est plus étrange, c’est les autorités compétentes ne possèdent pas une base de données de ces des pseudo « associations nationales », les ressources de financement et la modalité de leur exploitation sont inconnues, ce qui laisse place au  doute sur le blanchissement de ce fonds et le financement du terrorisme afin de déstabiliser l’État, de réaliser un plan visant à sa destruction et le déclin de ses institutions.
  • La politique de négociation imposée par l’UNION EUROPÉENNE par l’exploitation des opposant à l’État algérien à titre d’exemple « le mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie » comme un moyen de pression envers l’Algérie sur la scène internationale, l’adoption d’associations contre l’unité du territoire national, son financement et sa médiatisation.
  • 98 % de financement de l’UNION EUROPÉENNE destiné aux associations pour l’application des programmes en conformité avec la politique européenne au lieu de préserver la singularité de la société algérienne, au point où certaines ambassades interviennent aux affaires internes parmi lesquelles celles de la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme, ce que nous considérons comme une violation et une atteinte flagrante des lois algériennes et internationales, le bureau national de la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme a déjà notifié les autorités algériennes dont le ministère des affaires étrangères et le ministère de l’intérieur de ces dépassements.

Dans ce sens, Mr HOUARI kaddour Président de la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme affirme que l’UE presse l’Algérie afin d’accélérer les procédures d’ouverture totale de l’économie algérienne sur l’Europe sans tenir compte du déséquilibre entre les deux parties et l’écart manifeste du taux de croissance ainsi que la fragilité du système de production en Algérie, ce qui la rend incapable de tirer profit de ce libre échange avec l’Europe.

Dans ce cadre, la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme et suite aux critiques sévères que nos bureaux wilayas reçoivent de toutes les régions du pays concernant la politique du gouvernement de l’Algérie vis-à-vis de l’ouverture et la libération totale de toute forme d’échange et les activités économiques avec l’Europe en dépit de l’aspect inéquitable et inégale ; la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme a décidé ce qui suit :

  • La constitution et la coordination avec un groupe d’associations dites « associations diplomatiques en parallèle » issues de la société civile de la rive sud de la méditerranée qui partagent le rôle avec la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme, nous proposons à l’État algérien la même vision afin de le sensibiliser de l’aspect inéquitable et inégale de ce partenariat puisque il ne faut pas prétendre que la rive du sud de la méditerranée et l’Europe sont liées par un partenariat juteux et bénéfique aux deux parties, en effet ces relations n’ont pas encore atteint la phase de collaboration efficace et équilibrée qui nous permettra d’avoir une modalité de production industrielle, agricole et de service concurrentiels, en conséquence tirer réellement profit du libre échange de l’UE, nous observons la destruction de ces systèmes sur lesquels est fondé ce partenariat.

À cet effet, la ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme, nous proposons à l’État algérien et l’UE ce qui suit :

  1. L’établissement d’un partenariat réel qui ne se limite pas au domaine économique mais qui s’étend sur le domaine politique et sécuritaire, basé sur l’échange dans le cadre du respect des engagements du développement et l’intérêt commun entre tous pas uniquement au profit de l’UE. De ne pas porter préjudice au système de production et les priorités du développement national Le devoir d’établir un partenariat avec les pays européens à condition qu’il soit basé principalement sur les considérations politique, culturelle et civilisation elle est la colonne vertébrale de la souveraineté nationale, donc il faut mettre ce type de traités dans un cadre pluridisciplinaire comme condition primordiale d’assurance du principe de parité par respect des particularités de l’État algérien, nous réclamons son évaluation du point de vue ses répercussions sociales dont :
  1. Le chômage et la fermeture du tissu industriel national notamment les PME qui a engendré la perte de plus de 400 .000 postes de travail fixes.
  1. L’intégration à l’économie mondiale est une alternative stratégique qui permettra à l’Algérie de réaliser une croissance économique, néanmoins nous appelons à l’heure actuelle de consolider les partenariats pas uniquement avec l’EU mais aussi l’ouverture sur d’autres économies tels que les pays de l’océan pacifique de plus de 11 pays de l’Asie à titre d’exemple le Japon, troisième puissance économique, ainsi que la Chine et les pays Brexit.
  1. l’UE doit respecter la souveraineté permanente du peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario, sur ses ressources naturelles (agricoles, halieutiques, miniers, …) en provenance de ce territoire non autonome des Nations unies, en conformité avec la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale de l’ONU et attendue depuis le départ de l’Espagne en février 1976.
  1. Le principe de non intervention aux affaires internes des pays L’UE ne doit se mêler aux affaires internes d’un État par le biais du partenariat, puisque par ce partenariat, nous mettrons nos pouvoirs et nos institutions et la société civile entre les mains des grands conglomérats qui déstabilisent le pays et le peuple, c’est ce qui s’est passé à certains pays tels que la Syrie, la Libye.

Auteur : LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

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