Loi sur la protection de l’enfance : Les critiques de la LADDH

Pour la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), le projet de loi sur la protection des enfants n’est pas à la hauteur des exigences de l’heure.

Dans un communiqué signé par le chargé des dossiers spéciaux, Houari Kaddour, la ligue fait part de ses réserves concernant plusieurs points dont la responsabilité pénale de l’enfant dès l’âge de 10 ans.

La LADDH estime que ce projet de loi est « trop répressif » et « n’est pas de nature à protéger l’enfant ». Pour Houari Kaddour, ce texte n’est pas précis sur les actes réprimés. Il ne lutte pas contre l’agression verbale qui menace plus de 80% des enfants.

Ce projet de loi reste flou et vague et des questions comme le harcèlement et l’exploitation des enfants n’y sont pas traitées.

La ligue appelle ainsi à une loi qui baliserait le terrain pour une véritable politique de l’enfance, qui prendra la problématique de la protection de cette catégorie sociale très vulnérable sous tous ses aspects : sécuritaire, affectif et social.

La LADDH recommande que l’Etat, à travers ses services sociaux, fasse plus efforts pour améliorer les conditions de vie des enfants en Algérie, en investissant plus dans leur instruction et leur évolution dans un climat sain et serein.

Le système de prise en charge des couches défavorisées n’est pas de nature à protéger l’enfant de « la misère », relève cette organisation qui trouve indécent de donner « 800 DA » de prime pour un salarié dont la femme ne travaille pas et 25 DA comme prime pour l’enfant.

Houari Kaddour dénonce aussi l’absence de prise en charge de plus de 6 000 enfants nés sous x. Comme il réclame un dispositif juridique et des structures de prises en charge dédiées aux enfants obligés de s’adonner à la mendicité et ceux vivants dans la rue. Pour la LADDH, la rue ne peut conduire les enfants qu’à la délinquance et la violence.

Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, avait précisé devant les députés que ce projet de loi « repose sur des principes qui jettent les bases d’une stratégie  sur la protection de l’enfance, dont la famille considérée comme l’environnement  naturel et propice au développement de l’enfant ».

Par Malik Moffok

Auteur : LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

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