la LADDH qui s’alarme du droit à l’enseignement et à l’éducation

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), les droits de l’élève sont « le maillon le plus faible », englués dans un conflit permanent entre le ministère de l’Education nationale et les syndicats du secteur.

La LADDH trouve indispensable de relever la qualité de l’éducation en Algérie, qui nécessite « une reconsidération et une réorganisation » de la manière de résoudre les nombreux problèmes soulevés par les acteurs sociaux qui ferait l’impasse sur le recours systématique à la grève.

Le paysage éducatif en Algérie vit actuellement un « état de tension» entre les syndicats du secteur et le ministère suite au « cumul de problèmes non résolus », estime l’organisation de défense des droits de l’Homme. Les syndicats restent accrochés à des doléances socioprofessionnelles auxquelles la ministre de l’Education n’arrive pas à trouver une réponse, et ce sont « uniquement les élèves qui souffrent des conséquences », eux qui « sont entre le marteau des grèves à répétition des enseignants et l’enclume de l’indifférence du ministère ».

Dans ce contexte, le rapport a mesuré que le temps scolaire est amputé de douze semaines en moyenne à cause des grèves et que le rendement scolaire des élèves a régressé. La durée consacrée aux études, les dix dernières années en Algérie, se situe entre 23 et 26 semaines, alors que les minima atteignent dans d’autres les 38 semaines. « Preuve qu’on est loin des normes internationales », lit-on dans le rapport.

Citant les rapports d’institutions spécialisées, la LADDH soutient que l’Ecole algérienne est classée 100e à l’échelle mondiale en matière de qualité méthodologique et 103e pour celle du management de ses écoles. A ce propos, la ministre de l’Education nationale, Mme Benghebrit, n’a pas réussi à convaincre les syndicats à endosser une charte de déontologie qui engage le signataire à assurer le fonctionnement du secteur pendant des années sans grève, en contrepartie d’un certain nombre de garanties faites par cette dernière lors d’une longue réunion tenue mercredi soir.

Or, les syndicats ont décidé de maintenir ouvertes les réunions et ont élargi les consultations à l’ensemble des corporations pour converger sur une position unanime. Ces derniers ont donné à la ministre un délai allant de deux à trois jours pour signer un procès-verbal l’engageant à ouvrir les discussions sur le statut à partir du 2 mars avec effet rétroactif sur toutes les décisions qui seront prises en ce sens, en particulier les salaires, et ce, aux côtés d’autres engagements. Pour ces raisons, poursuivre le mouvement de grève s’avère « presque évident », selon le porte-parole des syndicats, Messaoud Boudiba. Pour sa part, la ministre de l’Education, Mme Benghebrit, a déclaré avoir demandé aux syndicalistes de ne réviser le statut particulier que sous réserve de signer la charte d’éthique et de déontologie en vue de préserver l’école publique et la mise en place d’un agenda de réunions au niveau des directions de l’éducation avec les syndicats afin de trouver une issue à tous les problèmes posés dans chaque wilaya.

Auteur : LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *