Immigration clandestine des Algériens à travers la Méditerranée : Les griefs de la LADDH

 

Les nouvelles concernant les drames de l’migration clandestine des Algériens à travers la méditerranée continuent de se répandre comme une traînée de poudre. Des centaines, voire des milliers de personnes risquent leur vie, et, celle de leurs enfants et leur avenir dans l’espoir d’une vie meilleure. La ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme LADDH, a met l’accent sur ce phénomène qui inquiète le gouvernement, vu la hausse du nombre de migrants clandestins qui prennent la mer depuis les côtes algériennes en direction de l’Europe.

Le gouvernement devait s’attaquer à ces raisons, y compris l’échec des politiques sociales, économiques et politiques adoptées en Algérie, et la propagation de la corruption avec le monopole de la justice, ainsi que les conséquences de la baisse des prix du pétrole sur l’économie nationale, ainsi que la chute (historique) dinar algérien par rapport aux monnaies de l’euro et le dollar « , a souligné Houari Kaddour, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, dans son rapport.

Dans le langage des chiffres et sur la base des statistiques du commandement des gardes-côtes de la marine, la laddh a indiqué que  » les gardes-côtes de la marine ont enregistré une tentative avortée d’émigrer illégalement à 2402 immigrants clandestins du 5 décembre 2017 au 25 novembre 2018, ils ont tenté de faire passer l’Algérie de l’autre côté de la Méditerranée, de l’autre côté de la côte « .

À cet égard, M. Houari Kaddour, confirme que les statistiques de la garde côtière de la marine ne reflètent pas le nombre réel d’immigrants clandestins. Dans le même contexte, la ligue algérienne de défense des droits de l’homme, affirme quelle reçoit entre 04 et 06 messages par jour de la part des familles des disparus « Harragas ».

A titre d’exemple, une famille de la wilaya de Chlef, qui lance un appel aux familles des disparus Harragas il y a 10 jours et aux descendants des villes de Marsa, afin de connaître la réalité du sort de ses enfants qui, après six jours de navigation dans une embarcation de cinq bateaux avec plus de 41 jeunes hommes, se sont perdus dans la mer. Cependant, 30 migrants, se trouvaient à bord de trois bateaux qui ont pu atteindre les plages espagnoles, tandis que, deux autres embarcations à son bord 11 personnes restent sans nouvelle, selon la ligue.

En outre, M. Mahmoud Janan, secrétaire national chargé de la communauté et des relations extérieures de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, a déclaré qu’au niveau d’Annaba, de nombreuses familles d’immigrés clandestins portés disparus depuis deux jours ont fermé la route, dans un mouvement de protestation, bloquant la route.  » La plupart d’entre eux sont issus des quartiers populaires d’Annaba, tels que le Wad al- Zahab (cimetière juif), dont certains sont originaires d’Alger, où aucune nouvelle n’a été révélée  » rapporte la même source. Sur les 18 immigrants clandestins, sept sont toujours portés disparus.

M. Houari Kadour, a également affirmé que le gouvernement devrait coopérer avec ce mouvement avec des associations actives sur le terrain, en particulier la ligue algérienne de défense des droits de l’homme, et ne pas tenter de nous marginaliser ou de nous exclure car notre expérience et l’expérience sur le terrain nous apportent de meilleurs arguments que d’autres. A cet effet, la laddh, confirme qu’il ne fait aucun doute que l’immigration clandestine est un phénomène d’excellence de la jeunesse. Enfin, la ligue algérienne de défense des droits de l’homme, a appelé le gouvernement, à réexaminé les conditions de cette catégorie avant de recourir aux résultats de la recherche, car une pression légale sur réclame l’élimination l’exclusion et la marginalisation ressenties par ces jeunes. Faites attention à nos qualifications pour les jeunes en offrant certains privilèges tels que le transport, le logement, le travail et les installations de loisirs, de sorte qu’il n’y ait pas de tentation d’aller dans d’autres pays. L’élimination du népotisme et de la bureaucratie et l’intégration du principe d’égalité et de justice. Fournir des opportunités d’emploi tout en assurant une juste rémunération. Encourager les jeunes à participer à la vie politique.

Auteur : LADDH

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) est une association nationale à but non lucratif soumise aux dispositions de la loi 12/06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. Elle a été créée en 1985 par un groupe de militants . Officiellement reconnue par les autorités, le 26 juillet 1989, après l’ouverture politique arrachée par les événements du 5 octobre 1988../ contact : laddhalgerie@gmail.com

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