La LADDH CHLEF soutien le correspondant de télévision KBC

Le bureau de CHLEF  de la LADDH vient d’être informé que Mr. Said Boudour journaliste au sein de la chaîne de télévision KBC El Khabar vient d’être malmené par une personne alors qu’il filmait pendant les obsèques de feu Mr BOUTALEB Hafid qui s’était immolé devant le siège de la sureté de Wilaya. La personne qui a voulu lui arracher sa caméra s’est présentée comme étant un membre du DRS alors que d’autres agents avaient exigé du journaliste qui tentait de se défendre de s’abstenir de « parler comme cela à notre gradé ».

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La LADDH crie à un «nouvel esclavagisme»

L’ampleur des flux migratoires africains en Algérie, de provenance généralement de l’Afrique subsaharienne, a atteint des proportions telles que ces hommes et femmes, parfois circulant en famille, qui sont présents sur l’ensemble du territoire national. Il y a une dizaine d’années, ces ressortissants, se trouvant clandestinement en Algérie, s’étaient cantonnés dans les villes du sud algérien, principalement Tamanrasset, ville cosmopolite par excellence.

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Exploitation de migrants clandestins : La LADDH tire la «sonnette d’alarme

Dans un rapport publié le 15 janvier, Houari Kaddour, le secrétaire national chargé des dossiers spécialisés à la LADDH, tire la «sonnette d’alarme» quant à la situation des «migrants africains en Algérie». Selon l’auteur du document de deux pages, des «employeurs, entrepreneurs et des propriétaires de grandes superficies agricoles, exploitent des immigrants clandestins africains au mépris des lois applicables en vigueur, dont la loi n°90/11 portant relations de travail». La même source affirme que ces travailleurs «ne sont pas déclarés à la sécurité sociale», ni «au ministère du Travail ou au ministère de l’Intérieur».

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La LADDH écris au Président BARACK OBAMA Président des Etats Unis d’Amérique

Alger le 09 janvier 2016

 

À Monsieur

 

BARACK OBAMA

Président des Etats Unis d’Amérique

 

 

Excellence Monsieur le Président,

 

 

Avec tous nos respects, à la veille du quatorzième anniversaire de l’ouverture du centre de détention sur la base navale de Guantánamo située à Cuba, le 11 janvier 2002 ,nous , la Ligue Algérienne pour la Défense des droits de l’Homme, nous avons l’honneur de vous exprimer notre grande inquiétude suscitée et profondément préoccupée  sur les huit détenus Algériens qui sont maintenus en détention arbitraire  depuis 14 ans ,sans avoir été jugés ni même inculpés , même les 17 ex détenus algériens a  Guantánamo  qui ont été libérés dénoncent les longues périodes de détention individuelle avec des différentes formes de torture, ils ont été privés de leurs droits fondamentaux, notamment de se défendre, d’avoir connaissance des preuves a charge et de pouvoir consulter un avocat et entrer en contact avec leur famille.

 

Dans ce contexte , la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme affirme que le camp de Guantánamo, symbole d’une décennie d’atteinte aux droits de l’homme et une tache d’ombre pour les consciences et les mémoires collectives, la prison Guantanamo est devenu le visage des responsables du département d’État des Etats Unis d’Amérique en pleine crise de confiance et de valeurs morales. Le chemin sera très long pour que les USA puissent gagner à nouveau la confiance des peuples qui ont longtemps cru que les fondements et les principes de justice étaient des valeurs sacrées chez les Etats-Unis d’Amérique.

 

Par ailleurs ,la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme alarmée par l’aggravation des difficiles conditions de détention et par le fait que les tribunaux militaires ne respectent pas les normes internationales des droits humains ,notamment le droit a un procès équitable

 

Monsieur le Président ,en dépit de votre engagement formel de fermeture de Guantanamo lors de votre discours aux Archives nationales en mai 2009,mais quatorze ans après son ouverture, le centre de détention américain de Guantanamo,  est toujours ouvert avec 107 détenus parmi eux huit  (08 ) algériens tel-que  Ali Abdelrahman Abdelrazak , Barhoumi Sofiane et les autres algériens..

 

Monsieur le président , la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme rappel  votre l’honneur que l’article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) interdit les arrestations et les détentions arbitraires et stipule que «Nul ne peut être privé de sa liberté, si ce n’est pour des motifs, et conformément à la procédure prévus par la loi». Ce même article garantit le droit à toute personne arrêtée d’être informée des raisons de cette arrestation et des accusations portées contre lui, d’être « traduit[e] dans le plus court délai devant un juge» et d’être jugée « sans délai» ou libéré(e). Dans son observation générale n° 8, le Comité des droits de l’Homme précise que les détenus doivent être présentés devant un juge dans les plus brefs délais. Le droit à un procès équitable est par ailleurs compromis lorsque l’accès rapide et régulier à un avocat est refusé, une protection primordiale contre des abus tels que la torture et les aveux obtenus sous la contrainte.

 

Monsieur le président, quatorze ans dans détention sans jugement  dans un pays gouverné par un prix Nobel de la Paix, pour des héros qui ont lutté contre le terrorisme, vous trouvez cela normal ?

 

Monsieur le président, il grand temps les Etats-Unis qu’ils arrêtent de jouer les hypocrites en s’auto proclamant garants de la démocratie tout en en bafouant les principes fondateurs.les Etats-Unis doivent maintenant arrêter de se considérer comme une nation supérieure, supérieure aux autres et surtout supérieure aux droits et conventions internationales !

 

Monsieur le président, nous tenons par ailleurs à vous informer que l’année 2016, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme sa priorité absolue au niveau international sera la libération les huit algériens détenus au centre de détention de Guantanamo, allez-vous attendre un tollé du monde entier contre cette monumentale injustice pour libérer ou bien un procès équitable de nos 08 détenus algériens ?

 

Monsieur le président, nous vous demandons également d’ouvrir une enquête impartiale et indépendante sur les allégations de torture subies par ex détenu Algérien Djamel  Ameziane ,il a accusé ses gardiens d´avoir pratiqué sur lui la technique d´interrogatoire dite de la planche à eau, et les autres détenus et de traduire en justice les responsables

 

Nous vous exhortons Monsieur le président a mettre un terme à cette parodie de justice, ainsi mettre fin aux détentions de Guantánamo d’une manière totalement conforme au droit international relatif aux droits humains, et fermer en urgence ce centre de détention. Ils doivent en outre veiller à ce que des enquêtes approfondies et impartiales soient menées sur toutes les allégations de violations des droits humains, afin de traduire les responsables de ces violations en justice et offrir une réparation aux victimes.

 

Espérant une réaction rapide de votre part,  recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.

 

 

Copie Transmis pour l’information

 

  1. A Monsieur le secrétaire général des Nations unies Ban Ki- moon
  2. A Monsieur. Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein  Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
  3. A Monsieur Abdelaziz Bouteflika le Président de la République algérienne
  4. Madame Joan Polaschik, l’ambassadeur des Etas – Unis d’Amérique en Algérie
  5. Aux Organisations Non Gouvernementales (ONG) des droits de l’homme
  6. Aux Médias de Masse (presse écrites, presse électroniques, TV, Radios).

 

 

 

 

                              P/ Bureau National                                                   Secrétaire National chargé  des dossiers  spécialisés

HOUARI Kaddour

 

 

 

La LADDH demande la libération de Hassen Bouras après 90 jours d’emprisonnement

 

                              Aux :

  • Son Excellence, Monsieur le Président de la République avec  les assurances   de notre plus Haute Considération.
  • l’Honorable Monsieur le Premier Ministre.
  • Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

 

 

Objet : La LADDH demande la libération de Hassen Bouras après 90 jours d’emprisonnement .

 

 

Monsieur le Président  de la République, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH)  faisons appel a votre haute autorité pour demande

D’intervenir pour faire libérer le détenu Hassan Bouras journaliste et défenseur des droits de l’homme.

 

Nous, La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) ,journalistes algériens  et profondément attachés aux valeurs de justice, de liberté et de respect des droits humains, avons applaudi l’initiative du message Mr  le Président Abdelaziz Bouteflika a adressé au peuple algérien samedi le 04 juillet 2015  à l’occasion de la commémoration du recouvrement de l’indépendance de l’Algérie et de la célébration de la fête nationale de la jeunesse , que le pays ne compte aucun journaliste détenu pour ses opinions ou ses écrits. Ou pour un quelconque délit de presse. Ni aucun prisonnier politique. « L’Algérie s’honore de n’avoir aucun prisonnier politique ou d’opinion, ni aucun journaliste détenu pour délit de presse »

 

  1. Hassan Bouras détenu depuis 02 octobres 2015 par la police, a comparu devant le procureur de la cour d’El Bayadh puis devant le juge d’instruction le 04 octobre 2015 qui a ordonné sa mise en détention. Il est accusé d’outrage à corps constitué et incitation des citoyens à s’armer contre l’autorité de l’Etat .

 

Monsieur le Président  de la République ,nous aimerions vous apprendre que M. Hassan Bouras  âge de 45 ans vit et exerce son métier de journaliste et président du bureau de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) pour la wilaya El Bayadh . Il est également membre de la fédération des centres des droits de l’homme dans le monde arabe.

 

  1. Hassan Bouras est aujourd’hui incarcéré à la maison d’arrêt d’El Bayadh depuis 90 jours, où il a déjà entamé une grève de la faim de pendant 17 jours pour protester contre son arrestation qu’il considère politiquement motivée par l’exercice de ses droits fondamentaux et contre les irrégularités de la procédure dont il fait l’objet.

 

Monsieur le président de République, permettez-nous de vous informer que en raison de son combat contre la corruption et la mauvaise gestion administrative de la wilaya d’El Bayadh, il subit depuis 2003 des persécutions et un harcèlement judiciaire régulier en raison de ses activités de défenseur des droits de l’homme, il ne fait pourtant que dénoncer la corruption et la mauvaise gestion .

 

Monsieur le président de République , il est à noter en 2003, il est le premier journaliste et défenseur des droits de l’homme emprisonné en application des dispositions introduites dans le Code pénal algérien en 2001 –  les articles 144 et 144bis –, qui prévoient notamment des peines de prison pour les journalistes accusés de « diffamation », d’« offense » ou d’ « injure » à l’égard des institutions de l’Etat. Il est alors condamné par le tribunal d’El Bayadh pour diffamation à deux années de prison ferme et à cinq années d’interdiction d’exercer son métier de journaliste.

 

Par ailleurs, nous souhaitons vous alerter M. président de République, sur le fait que en 2008, il est convoqué par le Bureau de la Sécurité Intérieure d’El Bayadh, dépendant des Services des Renseignements et de la Sécurité (DRS), où il lui a été signifié qu’ils ne toléreraient plus à l’avenir qu’il écrive sur les « questions politiques », et notamment sur les protestations sociales dans les régions du Sud. Il est alors condamné par la Cour d’appel de Saida à deux mois de prison ferme et à 40 000 dinars algériens d’amende pour  diffamation  et  atteinte à corps constitué, suite à une plainte du Wali d’El Bayadh.

 

Il est clairement établi que les représailles et les intimidations dont il fait l’objet ont pour but de l’empêcher d’exercer sa profession de journaliste en toute liberté et de l’intimider en raison de ses activités de défenseur des droits de l’homme.

 

La LADDH dénonce cet acharnement judiciaire, qui vise à réprimer l’action des défenseurs des droits de l’Homme dans des régions qu’on voudrait maintenir loin du regard de l’opinion publique nationale et internationale. Elle considère qu’il est grave et indécent que le premier représentant de l’Etat à d’El-Bayadh cible directement et nommément un défenseur des droits de l’Homme dans le but de l’interdire de mener sa mission d’observation et de médiation lors des protestations sociales. Il devient dangereux, quand un tel ordre se transforme en poursuites judiciaires.

 

La LADDH reste mobilisée pour faire face à la politique répressive qui vise les militants des droits de l’Homme. Elle rappelle que l’action des défenseurs des droits de l’Homme est protégée par la Constitution algérienne et les standards internationaux, notamment la Déclaration des Nations Unies sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme de 1998.

 

La LADDH rappelle également  aux autorités algériennes leurs obligations en vertu de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui stipule que nul ne peut être inquiété pour ses opinions.

              

En espérant que vous porterez toute l’attention nécessaire à notre  demande

d’intervenir , nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, à l’assurance de notre considération.

 

 

P/ Bureau National

Secrétaire National chargé  des dossiers  spécialisés.

HOUARI Kaddour